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Attendu depuis plusieurs années par les fans de super-héros, The Flash a fini par débarquer sur les écrans avant de trouver une seconde vie sur TF1, diffusé un jeudi 23 juillet à 21h10 pour une durée de 2 heures et 24 minutes. Porté par un casting mêlant valeurs sûres et nouveaux visages, ce film réalisé par Andy Muschietti s’appuie sur un scénario signé Christina Hodson, avec la contribution de Joby Harold, John Francis Daley et Jonathan Goldstein. Retour sur les acteurs qui donnent chair à cet épisode marquant de l’univers DC, entre voyage dans le temps, deuil et responsabilité familiale.
Points clés
Le film s’inscrit dans une production ambitieuse portée par Warner Bros. France, DC Films et Double Dream, et il faut d’ailleurs signaler que le tournage s’est déroulé partiellement entre Paris et divers studios internationaux, offrant au film des décors qui mêlent urbanité européenne et ampleur hollywoodienne.
C’est Ezra Miller qui reprend le rôle de Barry Allen, alias Flash, le super-héros le plus rapide de l’univers DC. Son personnage se retrouve au cœur d’une intrigue de voyage dans le temps qui bouleverse le cours des événements et le confronte à ses propres démons. Le scénario explore avec une certaine finesse le deuil et la souffrance personnelle de Barry, tout en interrogeant la notion de responsabilité face aux conséquences de ses choix. Les relations familiales occupent une place centrale dans cette trame, notamment à travers les personnages de Henry Allen, interprété par Ron Livingston, et de Nora Allen, incarnée par Maribel Verdú, les parents de Barry dont le destin tragique constitue le moteur émotionnel du récit.

Sasha Calle fait une entrée remarquée dans le monde du DC Comics en interprétant Kara Zor-El, plus connue sous le nom de Supergirl. Cette apparition marque un tournant dans la diversité des rôles proposés au sein du méta-univers, avec une héroïne jeune et déterminée qui apporte un souffle nouveau à l’intrigue. Face à elle, Michael Shannon reprend son costume du Général Zod, aux côtés d’Antje Traue qui campe Faora-Ul, deux figures antagonistes qui rappellent les origines kryptoniennes de la saga et renforcent la dimension stratégique des affrontements.
L’un des éléments les plus attendus du film reste sans conteste la présence conjointe de deux incarnations différentes de Batman, un choix scénaristique qui a suscité beaucoup d’attentes chez les amateurs de comics et de multivers.
Michael Keaton renoue avec le rôle de Bruce Wayne qu’il avait rendu iconique dans les années 90, tandis que Ben Affleck incarne une version plus récente du personnage, ancrée dans la continuité du DCEU. Cette coexistence de deux Batman au sein d’un même récit illustre parfaitement le concept de multivers exploité par le film, un peu à la manière de ce que Marvel a pu proposer dans certaines de ses productions récentes. D’ailleurs, dans un tout autre registre, il est amusant de noter que la chaîne annonçait fièrement bientôt les Worlds Golf Awards sur son antenne, preuve que la diffusion de blockbusters cohabite avec des événements sportifs internationaux dans la grille des programmes. Jeremy Irons complète ce tableau en reprenant le rôle d’Alfred Pennyworth, le fidèle allié de Bruce Wayne, apportant une touche de continuité bienvenue entre les différentes époques du personnage.

Kiersey Clemons prête ses traits à Iris West, la journaliste et proche de Barry Allen, dont le rôle prend une résonance particulière dans les conséquences temporelles engendrées par les choix du héros. D’autres visages viennent enrichir ce casting choral, à l’image de Saoirse-Monica Jackson dans le rôle de Patty, de Rudy Mancuso qui campe Albert, ou encore de Temuera Morrison qui incarne Thomas Curry. On note également une apparition remarquée de Gal Gadot reprenant son rôle de Wonder Woman, ainsi qu’un caméo surprenant de Nicolas Cage en Superman issu d’une dimension parallèle du multivers, référence directe à un projet avorté qui avait longtemps alimenté les rumeurs chez les fans.
Au-delà du casting, c’est aussi la genèse de cette production qui intrigue, tant les défis techniques et logistiques rencontrés durant le tournage ont été nombreux.

Le choix de tourner certaines scènes à Paris a apporté une dimension singulière au film, mêlant l’esthétique urbaine européenne aux codes visuels traditionnels des productions DC Films. Les équipes ont dû composer avec des contraintes logistiques importantes, notamment pour orchestrer les séquences d’action impliquant les pouvoirs de vitesse de Flash, un défi visuel qui rappelle les prouesses techniques déjà observées dans des films comme Black Panther ou Top Gun 2. Le producteur Walter Hamada a d’ailleurs supervisé étroitement ces aspects, veillant à ce que la cohérence visuelle du DCEU soit respectée tout au long du tournage, malgré la complexité narrative liée aux multiples versions des personnages.
Plusieurs membres du casting ont pris la parole pour évoquer leur expérience sur ce projet ambitieux, soulignant à quel point l’exploration du multivers a permis de repenser les codes classiques du genre super-héroïque. Le film mêle avec habileté action, fantastique et drame familial, tout en interrogeant la place de chaque héros dans un univers en perpétuelle expansion. Cette approche fait d’ailleurs écho aux comparaisons régulières entre les stratégies narratives de DC et celles de Marvel, deux franchises qui rivalisent depuis des années pour séduire un public toujours plus exigeant. Entre les scènes marquantes rappelant l’ambiance de The Batman et les rebondissements liés au voyage temporel, The Flash s’impose comme une œuvre hybride, à la croisée de plusieurs genres cinématographiques.